Takashi Kinjo : le Soke

Takashi Kinjo ( 金城 孝) est né en 1939 à Naha (ville principale de la préfecture d’Okinawa).
Son prénom Takashi 孝 a un double sens puisqu’il peut aussi se prononcer ‘Ko’ qui signifie piété filiale.
La piété filiale est une vertu des enseignements de Confucius (500 av JC) qui prone l’importance de la famille et de s’engager sur une conduite respectueuse et éthique envers les autres.

Takashi Kinjo 金城孝

Karate

Le jeune Takashi commença la pratique du Karate à ses 16 ans (en 1955) par le Shorin Ryu avec Shoshin Nagamine (長嶺 将真) puis en 1958, son goût du combat le poussa à continuer son apprentissage le dojo Uechi-Ryu de Itokazu Seiki (糸数盛喜).

Itokazu Seiki – 糸数盛喜

En 1965, Itokazu sensei encouragea son élève à ouvrir un Dojo Uechi-Ryu Dojo après l’obtention de son cinquième Dan.
En 1978, Kinjo sensei suivi son maître lorsque celui-ci fonda la Pangainun-Ryu (半硬軟流) prenant ainsi ses distances avec l’association de la famille Uechi Family (Uechi-Ryu Karate-Do Kyokai 上地流空手道協会).

Kobudo

En parallèle de sa pratique du Karate, Kinjo sensei pratiqua le Kobudo d’Okinawa auprès de Shimpo Matayoshi.

Kinjo sensei était aussi un élève talentueux ce qui l’amena jusqu’au 9ieme Dan de Kobudo; il devint aussi l’assistant principal du chef de famille Matayoshi.

Kinjo sensei dans son dojo Kobukan (Naha)

Kinjo sensei est depuis reconnu comme un pratiquant exceptionnel, notamment pour le maniement de la rame (Eku) où il excelle.

Koburyu

EN 2000, Kinjo sensei fonda sa propre école qu’il appela Koburyu (孝武流); dans celle-ci il pourrait enseigner sa propre vision du Kobudo et du Karate.
Même si le Karate Koburyu (孝武流空手道)tire son essence dans le Karate Uechi-Ryu (上地流空手道), Kinjo sensei y rajouta sa méthode de travail basé sur des mouvements plus naturels.
Comme souvent expliqué par le maître, son principal professeur est la nature.
Le karate doit rester naturel et propre à chacun; lorsque vous pratiquez vous devez pratiquer naturellement telle une vague arrivant contre les rochers.

Kinjo sensei avec Jean Smith Sensei à Okinawa (2018)